« Manifesto »

L’idée de ce document de deux pages (plus deux pages d’annexes) est, qu’à la manière d’une carte de visite, on puisse, lors d’une rencontre, transmettre de manière succincte ce qui nous résume, et, ainsi, créer les conditions préalables pour établir un échange, un espace de discussion.

C’est un élément pour contribuer, entre autres, à une nouvelle « nétiquette » des réseaux sociaux.
L’avis de tout lecteur intéressé est bien entendu (ardemment) le bienvenu !

http://tendancepositive.com/manifesto/2021-11-06-manifesto-version-courte/

Circulation d’une pépite : « Les passantes » par Antoine Pol et Brassens

(Faux texte de Brassens paru au début des années 2000 sur un blog de vrais-faux textes apocryphes. L’histoire elle-même est vraie)

Chaque chanson a son histoire, et certaines ont connu un cheminement particulièrement attachant. Si « Les passantes» se classent parmi vos chansons préférées, vous en connaissez sûrement l’historique singulier, mais j’ai toujours plaisir à raconter les étonnantes péripéties qui ont jalonné la gestation de cette complainte.

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Des hypomnemata Facebook ?

Comme j’entends régulièrement des amis qui s’enquièrent de ma santé mentale – et je les en remercie – au motif de ma propension à converser avec moi-même sous mes posts Facebook, je commence par les rassurer : oui, je suis bien cintré, et ça continuerait même si je ne postais pas sur Facebook – d’ailleurs, ça date de bien avant les réseaux sociaux.

Pour en dire un peu plus :

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Pour une alternative à Audible ?

Ceux qui me connaissent savent que je suis un gros consommateur de livres audio : entre 2 et 4 livres par mois, sans compter les podcasts (je suis marathonien et je cours 25 heures par mois). J’ai commencé entre 2012 et 2016 avec ce qui existait en CD audio, que je transformais en mp3. J’ai accueilli l’arrivée d’Audible en France en 2016 avec le plaisir de découvrir un catalogue plus riche, que ce soit en français ou surtout en anglais, tout en me pinçant le nez à l’idée de contribuer à ce que je suis bien obligé d’énoncer comme un « empire du mal » : Amazon.

4 ans après, j’ai moi-même produit financièrement une série en podcast diffusée sur Audible. J’ai aussi « lu » en audio les livres de Thomas Piketty, Rutger Bregman ou Mona Chollet. Et cette contradiction entre ce que j’écoute et le support qui le véhicule me pèse de plus en plus.

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Les hommes et la violence

Il faut faire évoluer les modèles sociaux et mentaux hérités de ce qu’on appelle le patriarcat, pas seulement parce qu’ils sont injustes, mais aussi parce qu’ils sont archaïques. Mon impression est que ces modèles, inculqués par les tenants de l’ordre social « historique » (en général les prêtres et les seigneurs) visaient au premier chef, non pas à asservir la femme à l’homme, mais à asservir chacun d’entre eux à une tâche spécifique : tenir la maison et élever les enfants pour les femmes, faire la guerre pour les hommes (le travail des champs pouvant être partagé entre les hommes et les femmes).

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La condamnation de Sandra Muller dans l’affaire #BalanceTonPorc

Si vous voulez comme moi comprendre pourquoi Sandra Muller a été condamnée pour diffamation, allez voir cette excellente (comme toujours) analyse juridique par Maître Eolas  :

https://www.maitre-eolas.fr/post/2019/09/25/La-condamnation-de-Sandra-Muller-dans-l-affaire-BalanceTonPorc

J’ajoute mes propres interrogations dans les commentaires qui suivent ce post.

Hypomnemata et écriture de soi

[Citation d’Ars Industrialis : Michel Foucault, réfléchissant aux hypomnemata, compris comme supports de mémoire, les pensait comme écriture de soi, comme une modalité de constitution de soi. Sans ces hypomnemata, le risque est grand de sombrer dans l’agitation de l’esprit, c’est à dire dans une instabilité de l’attention, qui empêche l’esprit de se constituer en propre. C’est ce que nous retrouvons dans le zapping d’aujourd’hui. « L’écriture des hypomnemata, écrit Foucault, s’oppose à cet éparpillement en fixant des éléments acquis et en constituant en quelque sorte “du passé’’, vers lequel il est toujours possible de faire retour et retraite »]

Je pense en la matière que le premier besoin de l’humain du XXIème siècle est de retourner à l’hypomnemata (qu’il prenne la forme d’un Powerpoint, d’un mémo Notes, d’un message FB pour soi-même ou d’un Post-It) pour prendre le temps de consigner ses propres réflexions par écrit, de se relire, avant de jouer au ping-pong avec autrui (ce point figure dans mon mémoire de recherche). Dans un « Remède à la Mélancolie », Pierre Gagnaire évoque la magie de la gomme pour effacer les scories de son propre esprit quand il élabore une recette. Ca manque à l’oral et même dans un tchat internet. Souvenons-en.

La suite sur Ars Industrialis

Nouvelle charte de l’espace des contributions du « Monde »

[NDR : je reproduis à l’identique cette charte publiée le 21/05/2019 car le sujet de la « netiquette » est un des centres d’intérêts majeurs de Tendance Positive]

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Quand-mêmisme

(n.m.) Tendance impensée à ajouter « Quand même » à tout bout de champ, laissant supposer implicitement que tout ce qu’on réussit l’est « malgré tout » dans une époque, un contexte, une entreprise, une météo, une société… qui pourtant n’y est pas propice. C’est donc une variante de l’aujourdhuisme, dont la mise en abyme oblige à s’interroger sur le caractère réellement nouveau du quand-mêmisme. Même si une première analyse de la littérature du XIXème siècle semble indiquer une très faible occurrence de l’expression. Work in progress, donc.

Citations :
« La philosophie est donc l’amour de la vie quand même » (Clément Rosset)
« Aimer (quand même) le XXIe siècle » : titre de livre de Jean-Louis Servan-Schreiber (2012)

NB1 : le « quand-mêmisme » n’est pas concerné par l’utilisation originelle et valide de l’expression (c’est-à-dire pour exprimer une opposition sans sous-entendu implicitement pessimiste), par exemple dans « La France va mal, mais je l’aime quand même » (chanson de La Fouine).

NB2 : il existe une autre utilisation, plutôt populaire, du « quand même », dont dérive le quand-mêmisme : c’est l’expression d’un paradoxe. Par exemple dans « Il y a quand même moins d’étrangers que de racistes en France » (Coluche) ou « J’ai l’impression que les hommes politiques, c’est quand même pas des gens comme nous. » (Michel Houellebecq)