Quand-mêmisme

(n.m.) Tendance impensée à ajouter « Quand même » à tout bout de champ, laissant supposer implicitement que tout ce qu’on réussit l’est « malgré tout » dans une époque, un contexte, une entreprise, une météo, une société… qui pourtant n’y est pas propice. C’est donc une variante de l’aujourdhuisme, dont la mise en abyme oblige à s’interroger sur le caractère réellement nouveau du quand-mêmisme. Même si une première analyse de la littérature du XIXème siècle semble indiquer une très faible occurrence de l’expression. Work in progress, donc.

Citation :
« Aimer (quand même) le XXIe siècle » : livre de Jean-Louis Servan-Schreiber (2012)

NB1 : le « quand-mêmisme » n’est pas concerné par l’utilisation originelle et valide de l’expression (c’est-à-dire pour exprimer une opposition sans sous-entendu implicitement pessimiste), par exemple dans « La France va mal, mais je l’aime quand même » (chanson de La Fouine).

NB2 : il existe une autre utilisation, plutôt populaire, du « quand même », dont dérive le quand-mêmisme : c’est l’expression d’un paradoxe. Par exemple dans « Il y a quand même moins d’étrangers que de racistes en France » (Coluche) ou « J’ai l’impression que les hommes politiques, c’est quand même pas des gens comme nous. » (Michel Houellebecq)

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