Folksodidaxie => folksodaxie

Mon second (*) néologisme : folksodidacte, folksodidaxie.
[EDIT de septembre 2024] la forme contractée « folksodaxie » est mieux équipée pour survivre à la loterie de l’évolution.

En anglais, je propose « folksodactics » par croisement de « folksonomy » et de « didactics ».

Ebauche de définition : Gestion des connaissances hors des institutions traditionnelles du « savoir »

Exemple : wikipedia

J’ai construit le mot sur le même principe que « folksonomie » (qui est l’indexation « personnelle »). Ce qui est bien dans la racine « folk » c’est qu’elle ne suppose pas que le « personnel » est un individu isolé, et qu’elle le pense donc en réseau dans une communauté.

(*) le premier c’est « aujourd’huisme »

=> Discussion sur Facebook

Jacques Carelman – (Petit supplément) à l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert


Publié

dans

par

Étiquettes :

Commentaires

4 réponses à “Folksodidaxie => folksodaxie”

  1. Avatar de enzo92320

    Un des intérêts de l’approche « folkish », c’est qu’elle n’est pas figée, donc elle est potentiellement créative. A contrario, le risque c’est que ça parte dans tous les sens. C’est pour ça que je pense que c’est surtout intéressant pour les sujets « émergents », ceux qui ne rentrent pas (encore) dans les cases de la culture instituée.

    Ca apparaît bien ici : https://www.oqlf.gouv.qc.ca/ressources/bibliotheque/dictionnaires/terminologie_blogue/folksonomie.html

    Définition :
    Système de classification collaborative et spontanée de contenus Internet, basé sur l’attribution de mots-clés librement choisis par des utilisateurs non spécialistes, qui favorise le partage de ressources et permet d’améliorer la recherche d’information.

    Notes :
    À l’inverse des systèmes hiérarchiques de classification (faite par des experts), les contributeurs d’une folksonomie (des internautes, de simples utilisateurs) ne sont pas forcés d’utiliser une terminologie prédéfinie, mais peuvent librement choisir les termes (catégories thématiques) pour classifier leurs ressources. Ces termes sont souvent appelés mots-clés, descripteurs ou étiquettes (tags en anglais).

  2. Avatar de enzo92320

    Technologie herméneutique et contributive

    À partir de 2015, Stiegler décrit ce type de dispositifs sous le nom de « web herméneutique ». Cette expression est emblématique de la perspective qu’il défend, dans la mesure où elle associe et articule la technique ou le calcul (« web ») avec l’interprétation et la délibération (« herméneutique ») : Il s’agit […] de mettre le calcul des algorithmes au service des fonctions psychiques et collectives qui échappent à tout calcul, mais qui produisent un enrichissement constant de la vie sociale, économique, politique, juridique, artistique et scientifique des groupes.

    Par « web herméneutique », Stiegler désigne tout type de technologie ou de plateforme numérique fondée sur les contributions de sujets réflexifs, ménageant dans les structures de données des champs interprétatifs, délibératifs et incalculables, et développant des algorithmes d’assistance à l’interprétation et à la délibération, et non seulement l’extraction et l’exploitation de données statistiques. […]

    Une encyclopédie collaborative comme Wikipédia, fondée sur les contributions singulières, le partage de savoirs et la délibération collective autour de sujets spécifiques constitue aussi un bon exemple de technologie herméneutique et contributive. La plateforme de recommandation collaborative proposée par l’association Tournesol, présidée par Lê Nguyen Hoang, constitue un bon exemple également : elle développe un système de recommandation fondé sur les évaluations et les jugements des citoyens, afin d’« identifier les vidéos d’utilité publique qui devraient être largement recommandées ».

    Penser avec Bernard Stiegler – Anne Alombert (2025)

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *